On parle souvent de la fatigue des jeunes parents après l’arrivée d’un bébé.
Mais celle des papas reste encore très silencieuse.
Parce que beaucoup d’hommes ont appris à :
- encaisser,
- minimiser,
- continuer malgré tout,
- ou garder leurs émotions pour eux.
Alors ils avancent.
Jusqu’au moment où la fatigue mentale devient trop lourde à porter.
Les premiers mois avec un bébé peuvent être très éprouvants
Après la naissance d’un bébé, beaucoup de jeunes parents découvrent une fatigue qu’ils n’avaient jamais connue auparavant.
Les nuits hachées, les pleurs, les biberons, les réveils, le travail, la charge familiale ou encore l’organisation du quotidien avec un nouveau-né demandent énormément d’énergie.
Certains nouveaux papas ont alors l’impression de devoir être partout à la fois :
- au travail,
- dans leur rôle de père,
- dans leur couple,
- dans les tâches du quotidien,
- et auprès de leur enfant.
Pendant les premiers mois, beaucoup de parents ont aussi du mal à retrouver du temps pour eux-mêmes.
Une fatigue qui ne s’arrête jamais vraiment
Devenir père bouleverse énormément de choses dans une vie.
Aujourd’hui, beaucoup de papas veulent être pleinement présents dans leur parentalité.
Ils veulent participer :
- aux soins du bébé,
- aux nuits,
- aux rendez-vous,
- à l’éducation,
- à la vie de famille,
- au quotidien des enfants,
- et au soutien du couple après l’arrivée d’un bébé.
Et c’est une très belle évolution.
Mais cette implication peut aussi devenir épuisante quand tout s’accumule :
- le travail,
- les nuits courtes,
- les pleurs du nourrisson,
- la charge mentale,
- les responsabilités familiales,
- les tensions dans le couple,
- le manque de sommeil,
- la pression financière,
- ou l’impression de ne jamais avoir de pause.
Beaucoup de jeunes papas découvrent alors une réalité dont on parle encore très peu :
on peut aimer profondément son enfant… tout en se sentant épuisé.
Pourquoi tant de papas n’en parlent pas ?
Parce qu’il existe encore beaucoup de pression autour du rôle du père.
Beaucoup d’hommes pensent qu’ils doivent :
- tenir,
- rester solides,
- ne pas montrer leur fatigue,
- gérer seuls,
- ou être “forts” pour toute la famille.
Alors ils se taisent.
Et parfois, cette fatigue ressort autrement :
- irritabilité,
- colère,
- fermeture émotionnelle,
- disputes dans le couple,
- sensation d’être absent,
- difficulté à profiter de son enfant,
- ou impression de devenir un simple “robot du quotidien”.
Les signes d’un épuisement parental chez les papas
Parfois, l’épuisement parental s’installe progressivement.
Certains papas remarquent par exemple :
- qu’ils s’énervent plus vite ;
- qu’ils ont du mal à profiter des moments en famille ;
- qu’ils ressentent une fatigue constante ;
- qu’ils ont l’impression de subir leurs journées ;
- qu’ils ne récupèrent jamais vraiment ;
- qu’ils se sentent émotionnellement vidés ;
- ou qu’ils n’arrivent plus à trouver de temps pour eux.
Après la naissance d’un enfant, beaucoup de nouveaux parents traversent une période de grand bouleversement.
Et les pères aussi peuvent avoir besoin d’écoute, de soutien et de repères.
Le couple peut aussi souffrir de cette fatigue invisible
Quand un papa est mentalement épuisé, cela peut avoir un impact sur toute la vie familiale.
La communication devient parfois plus difficile.
Les tensions s’installent plus facilement.
Le couple peut avoir l’impression de fonctionner uniquement autour :
- des couches,
- des biberons,
- des rendez-vous,
- des réveils nocturnes,
- ou de l’organisation du quotidien avec le bébé.
Et beaucoup de parents finissent par s’oublier complètement.
Vous avez aussi le droit d’être soutenu
Prendre soin de soi ne veut pas dire abandonner sa famille.
Au contraire.
Un parent épuisé finit souvent par ne plus réussir à être réellement disponible émotionnellement.
Pouvoir parler, déposer ce qu’on vit ou être accompagné peut permettre :
- de souffler ;
- de retrouver des repères ;
- de mieux comprendre ses émotions ;
- de retrouver sa place dans le couple ;
- et de vivre sa parentalité avec plus de sérénité.
Parce qu’un papa n’a pas besoin d’être parfait pour être un bon père.
Il a aussi le droit d’être soutenu.
Si vous vous reconnaissez dans cette sensation de perte de repères depuis la naissance de votre enfant,
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